LES SUJETS DE PHILOSOPHIE AU BACCALAUREAT

 

(1996 – 1997 – 1998)

-=-=-=-=-=-=-

 

 

 

L'étude porte sur 160 « sujets », soit 320 questions et 160 textes, proposés pour l'épreuve de philosophie au cours des trois dernières années (1996, 1997, 1998) dans les trois séries du Baccalauréat général et dans toutes les séries du Baccalauréat technologique, à l'exception des séries F11, 11 bis et F12.

 

Ce nombre représente la quasi-totalité des « sujets » proposés. Rappelons qu'un « sujet », administrativement défini, offre au candidat le choix pour l'épreuve de philosophie entre deux questions et un texte, ce dernier accompagné au Baccalauréat général, de la formule : « Dégagez l'intérêt philosophique du texte suivant en procédant à son étude ordonnée » et au Baccalauréat technologique, de plusieurs questions destinées à faciliter la compréhension et à guider la réflexion critique.

 

Pourquoi tant de sujets, alors que, pour la métropole, le nombre de sujets nationaux n'a cessé de diminuer – 4 en 1996 correspondant à 4 groupements interacadémiques, 2 en 1997, un seul en 1998 - ? En raison de plusieurs facteurs :

 

le nombre des destinations, c'est-à-dire des centres d'examen, dans les DOM, les TOM ou à l'étranger, est important. Ces centres, comme la session destinée aux Sportifs de haut niveau (qui aura lieu pour la dernière fois en 1999) ont un calendrier distinct. Il faut donc élaborer des sujets différents ;

 

le nombre des sessions : la session normale en juin et la session de remplacement ;

 

et bien entendu, le nombre des séries : 3 pour le Baccalauréat général, mais un sujet commun pour 5 séries du Baccalauréat technologique (STT, SMS, STL, STI, Hôtellerie), un sujet pour F11 et 11 bis (Musique et danse), un sujet pour F12 (Arts appliqués).

 

Ce nombre élevé ne représente cependant pas encore la totalité du travail des commissions académiques d'élaboration, qui doivent doubler les sujets prévus pour la session normale de juin par des sujets de secours, lesquels, évidemment, sont tenus secrets même après la session. De plus, dans la mesure où aucune centralisation nationale des sujets n'est institutionnellement prévue, il n'est pas certain que les sujets présentés en annexe représentent la totalité des sujets « sortis », malgré les efforts conjugués de l'Inspection générale de Philosophie (depuis qu'elle partage avec l'Université la responsabilité de l'élaboration, c'est-à-dire depuis 1996) et de la Direction de l'Enseignement Scolaire (Bureau des lycées). Certains sujets, notamment pour la session 1997, n'ont pu être retrouvés.

 

Enfin, les sujets propres aux séries F11 et F12 n'ont pas été étudiés : leur échantillon était trop lacunaire et, complet, il n'eût comporté qu'un nombre réduit de sujets. En outre, la série F12 a un programme spécifique et elle devient à la session 1999 la série STI-Arts appliqués. Il sera sans doute intéressant de compléter ultérieurement l'étude sur ce point.

 

 

Les 160 « sujets » analysés se répartissent, pour les trois années, de la manière suivante :

 

 

 

 

Baccalauréat général

 

 

 

 

 

 

 

Série littéraire

39 « sujets »

78 questions

39 textes

Série économique et sociale

43 « sujets »

86 questions

73 textes

Série scientifique

43 « sujets »

86 questions

43 textes

 

 

 

 

Baccalauréat technologique

 

 

 

 

 

 

 

Sujet commun

35 « sujets »

70 questions

35 textes

 

 

 

 

Soit au total :

320 questions et 160 textes

 

 

Les textes réglementaires, dont on trouvera le plus important en annexe(1), précisent que les deux premiers sujets doivent éviter « l'emploi de termes techniques ou de termes exigeant la connaissance d'une doctrine déterminée » ; dans le même esprit, pour le troisième sujet (le texte) « le candidat n'est pas tenu de se référer à la doctrine de l'auteur ni à l'histoire de la philosophie ». Il est recommandé d'écarter les sujets qui, par leur formulation, « paraissent inviter les candidats à reproduire un cours », ceux qui « exigent des connaissances trop spécialisées », mais aussi d'éviter « les rédactions trop générales qui semblent n'avoir aucun rapport déterminé avec une ou plusieurs notions du programme ».

 

 

L'usage, comme les modifications et précisions successives, ont peu à peu unifié et en quelque sorte fixé la forme des sujets proposés aux candidats :

deux questions, directes et ouvertes, portant sur des parties distinctes du programme ;

 

un texte (10 à 20 lignes) dont non seulement l'auteur appartient à la liste réglementaire mais dont l'objet concerne une notion du programme de la série concernée.

 

En deux décennies, l'évolution est sensible, alors que ni le programme ni les textes réglementaires n'ont changé ; on le vérifiera en lisant en annexe des sujets proposés entre 1977 et 1989(2). Les citations ont disparu, le lien avec le programme est généralement explicite, les sujets sont désormais de même style, ce qui n'est sans doute pas sans répercussions sur l'enseignement.

 

Un dernier point. L'originalité matérielle des sujets est requise : ils ne doivent figurer ni dans des anthologies ni dans des annales récentes. Mais on ne peut guère aller au delà de trois ans(1) car, ce souci d'originalité pourrait conduire, vu le nombre de sujets à élaborer, à retenir des formulations sophistiquées ou à des textes obscurs.

 

Au cours de ces trois années, il n'est survenu, de ce point de vue, que trois incidents, difficilement évitables. Lors de la session 1996, au baccalauréat technologique, un même texte de Bergson sur la conscience a été proposé en Métropole (groupement 3 – session normale) et en Polynésie – session de remplacement, accompagné cependant de questions différentes ; et deux sujets quasiment identiques ont également été proposés l'un, aux Sportifs de Haut Niveau, l'autre, en Polynésie :

 

Est-ce seulement par peur du châtiment que l'on obéit à la loi ?

Est-ce par crainte du châtiment que l'on obéit aux lois ?

 

En juin 1997, au baccalauréat général, un même texte de Bergson (encore !) sur l'art – notion qui figure au programme de toutes les séries - a été simultanément proposé aux candidats de la série littéraire (groupements 2 et 3) et à ceux de la série économique et sociale (groupements 1 et 4).

 

Ces incidents ne pourraient être évités que par une récapitulation centralisée, postérieure au calendrier des commissions et antérieure à la signature des bons à tirer : risque supplémentaire pour la confidentialité et nouvelle contrainte dans un calendrier déjà tendu. Objectivement sans gravité, de tels faits, rares on le voit, sont la preuve de l'indépendance des commissions et de l'étanchéité de leur travail.

 

 

ANALYSE

-=-=-=-

 

 

L'analyse de ces 480 sujets permet un certain nombre de remarques qui trouvent sens au regard de l'esprit de l'épreuve, de sa définition et de la nature du programme.

 

L'esprit de l'épreuve est celui même de l'enseignement philosophique : il s'agit pour l'élève de prendre la responsabilité de sa propre parole, de sa propre pensée confrontée au problème que lui indique la question ou que traite le texte. Instruit par la lecture des philosophes, exercé toute l'année à l'analyse et à l'argumentation par le travail philosophique accompli en classe, le candidat le jour de l'examen (comme l'élève dans la classe) a à faire preuve non d'originalité, mais de culture et de responsabilité. L'épreuve consiste ainsi en une composition où les élèves sont invités à poser philosophiquement un problème et à conduire méthodiquement une argumentation pour essayer d'y trouver solution, sous leur responsabilité. L'attention au réel, la lecture des philosophes, le souci d'analyse et d'interrogation critiques, cultivés toute l'année, telles sont ses conditions. Le troisième sujet, qui offre aux candidats un texte à étudier, participe des mêmes exigences. Les deux types de sujets sont ainsi homogènes entre eux. Dans les séries technologiques, le texte est accompagné de questions destinées à guider, dans le même esprit, le travail de l'élève.

 

 

Le programme de toutes les séries est présenté en annexe. Il comporte trois listes, dont la fonction est très différente :

 

une liste de notions dont le nombre varie selon la série,

une liste de questions au choix,

et une liste d'auteurs, communes à toutes les séries

 

Le sens du programme et son usage sont précisés dans les quelques paragraphes introductifs du texte réglementaire.

 

 

Les questions posées sont généralement formulées de manière simple, claire, directe, souvent classique. La plupart ont un caractère problématique et stimulent par là la réflexion. Par exemple :

 

L'exercice du pouvoir est-il compatible avec le respect de la justice ? (L - 1996)

Est-ce parce qu'ils sont ignorants que les hommes ont des croyances ? (ES – 1996)

Les hommes peuvent-ils avoir des droits sans avoir des devoirs ? (S – 1997)

La loi constitue-t-elle, pour la liberté, un obstacle ou une condition ? (BTn – 1998)

La vérité est-elle contraignante ou libératrice ? (ES – 1997)

 

Ce genre de questions porte souvent, on le voit, sur au moins deux notions du programme, ce qui loin de rendre la tâche plus difficile au candidat peut au contraire la lui faciliter car le problème à traiter est sinon toujours posé, du moins nettement indiqué.

 

Mais de telles questions peuvent aussi concerner une seule notion. Ainsi :

 

Peut-on à la fois préserver et dominer la nature ? (BTn – 1997)

L'apprentissage de la liberté peut-il se faire sans contraintes ?

(S– 1998)

 

D'autres questions, concernant plus souvent une seule notion, ont un rapport apparemment si déterminé avec le programme qu'elles peuvent être prises pour des questions de cours. Par exemple :

 

L'art s'adresse-t-il à tous ? (BTn – 1998)

A quoi reconnaît-on qu'une expérience est scientifique ? (L–1996)

Toute passion est-elle déraisonnable ? (L – 1998)

L'erreur a-t-elle un rôle dans l'élaboration de la vérité ? (ES–1997)

Puis-je faire confiance à mes sens ? (L – 1998)

 

La grande majorité des questions posées s'apparentent à ces deux genres de sujets par leur nature, leur objet, leur style. On ne relève jamais de questions aussi générales que « Qu'est-ce que le temps ? » ou « Qu'est-ce que la conscience ? ». D'ailleurs, un seul sujet pose la question : qu'est-ce que ? « Qu'est-ce qu'un homme de bonne volonté ? » (série L – 1997) ; mais, on le voit, ce sujet, sans aucune comparaison sinon formelle avec les deux précédents, est bien défini.

 

Quelques questions cependant peuvent paraître mal formulées ou énigmatiques :

 

Qui est artiste ? (ES – 1996)

Les artistes nous apprennent-ils ce que nous sommes ? (ES–1997)

Déraisonner, est-ce perdre la raison ? (BTn – 1998)

Peut-on être libre quand on n'a pas le choix ? (L – 1998)

Faut-il s'abstenir de penser pour être heureux ? (L – 1998)

 

Ou bien le lien avec le programme paraît trop implicite ou trop indirect :

 

Au nom de quoi peut-on reprocher à autrui d'être égoïste ? (ES–1996)

Dans la connaissance ou dans l'action, faut-il toujours se méfier de ses premières impressions ? (ES – 1996)

Avons-nous besoin de rêver ? (S – 1997)

 

On souhaiterait sans doute une meilleure formulation ou peut-être même, en certains cas, une mise à l'écart.

 

Il faut cependant nuancer. Une question d'allure paradoxale telle que : « L'être humain peut-il perdre son humanité ? » ou un peu générale comme la dernière citée : « Avons-nous besoin de rêver ? » peuvent être traitées par des élèves étudiant 8 heures par semaine en série littéraire un programme de philosophie où figurent des notions telles que « nature et culture », « l'homme et le monde », « la liberté », « l'histoire »… ou bien « l'imagination », « la nature », « la conscience » etc. Elles seraient non pertinentes dans les autres séries générales et non réglementaires en séries technologiques. Un sujet ne doit donc jamais être apprécié en lui-même mais par rapport à la série à laquelle il est destiné.

 

Il ne doit pas non plus être jugé isolément. Il est notable que les sujets cités soient toujours accompagnés de deux autres sujets (question et texte) d'une meilleure qualité. Le niveau varié de difficulté, le style, la diversité des champs auxquels ils renvoient, leur accessibilité, déterminent l'équilibre d'un ensemble de sujets auxquels tous, d'un bout à l'autre de la chaîne d'élaboration (professeurs du second degré-auteurs, inspecteur pédagogique régional, professeurs d'essai, universitaire et inspecteur général, recteur) ont à cœur d'être attentifs.

 

De même, lorsque le texte proposé est d'un abord un peu moins aisé, les questions, généralement, sont très classiques.

 

Les questions comme les textes retenus abordent toutes les notions du programme et tous les champs offerts par le programme à la réflexion. Tout juste, peut-on noter dans toutes les séries une présence moindre de sujets orientés vers la psychologie et la métaphysique ainsi que, en série littéraire, la seule où la notion figure, la disparition de « l'espace ». Beaucoup de sujets sur la liberté, le droit, l'Etat, la vérité, l'art. Au baccalauréat technologique, les 9 notions du programme sont présentes tous les ans dans l'éventail des sujets.

 

 

l Les textes retenus offrent la même diversité de notions, d'autant que, généralement centrés sur une notion principale, ils en concernent toujours deux ou trois autres, nécessairement liées à la première. Mais leurs auteurs ne présentent pas la même variété. L'Antiquité est peu présente : 13 fois (sur 125 textes) pour les séries générales, 4 fois seulement (sur 35 textes accompagnés de questions) au baccalauréat technologique. Sur ces 17 textes, 8 sont de Platon (qui est aussi l'auteur le plus fréquemment présent sur les listes destinées à l'oral de contrôle). Les auteurs des XVIIème et XVIIIème siècles précèdent de peu ceux des XIXème et XXème siècles.

 

 

 

Baccalauréat général

Baccalauréat technologique

Antiquité, Moyen Age

13 textes

4 textes

XVIIème, XVIIIème siècles

60 textes

17 textes

XIXème, XXème siècles

51 textes

14 textes

 

 

Un grand absent : Montaigne, quelquefois encore étudié dans les classes mais dont la langue est jugée trop difficile pour un jour d'examen. Heidegger n'apparaît pas non plus au cours de ces trois sessions ; il est vrai qu'il était souvent « sorti » lors des sessions précédentes. Les auteurs les plus fréquemment retenus sont Rousseau (19 fois), Kant (15 fois), Alain (15 fois), Spinoza (13 fois). On peut noter la percée récente de Montesquieu (8 fois), très rarement présent lors des sessions antérieures.

 

Ce qui guide les membres des commissions d'élaboration dans leur choix, ce sont des facteurs pour la plupart extrinsèques : le texte, découpé en une vingtaine de lignes, forme-t-il un tout ?(1) Son intérêt et son sens peuvent-ils être saisis sans connaissances spécialisées ? Etc.

 

Lorsqu'on examine de plus près les textes retenus, on s'aperçoit – sans surprise – qu'il s'agit plutôt des scolies, préfaces ou Traités de Spinoza que de l'Ethique more geometrico ; des opuscules de Kant ou de la Critique de la Raison pure. La Phénoménologie ou la Logique de Hegel ne sont jamais sollicitées, mais l'Esthétique ou la Raison dans l'histoire. Le souci du candidat prévaut même s'il arrive que l'on ait pour l'élève, d'autres ambitions.

 

Enfin les textes sont généralement d'une longueur convenable, proportionnée à leur densité ou adéquate à leur style. Une exception – un texte de Platon, beaucoup trop bref : 7 lignes (série ES 1997) et non conforme aux prescriptions réglementaires – fait apparaître le risque : si l'extrait est trop court et trop simple, il ne sollicite pas assez l'effort d'interrogation et d'analyse, son étude tourne court et le texte devient prétexte.

 

Le troisième sujet des séries technologiques pose cependant problème. D'abord, le faible nombre des notions au programme restreint le choix possible. Ensuite, les difficultés linguistiques sont souvent telles, surtout en STI, que pour cette raison aussi, les textes accessibles sont rares ; en outre, on croit à tort faciliter l'exercice en réduisant la longueur du texte, si bien que celle-ci est fort variable, souvent trop courte, ce qui ne favorise ni l'effort du candidat ni sa compréhension. Enfin, la formulation des questions n'est ni assez homogène ni assez progressive et directive : elle change d'une académie à l'autre, et propose en premier lieu une question dont seule l'étude entière du texte et des autres questions permet la réponse. Il semble que par rapport aux années qui ont suivi sa création (1969), cet exercice se soit peu à peu éloigné de sa finalité. Il ne faudrait pas pour autant abandonner ce type de travail mais, après réflexion, le définir, le préciser et le cadrer de manière nationale.

 

 

Enfin, l'examen des sujets révèle une tendance intéressante vers une discrète orientation des libellés et des textes en fonction de la série. On trouve proportionnellement plus de sujets sur la société, le travail, l'histoire, les échanges… en série économique et sociale. Par exemple :

 

Tout peut-il avoir une valeur marchande ? (ES – 1996)

Peut-on traiter des faits humains comme des choses sans pour autant considérer l'homme comme une chose ? (ES – 1996)

Etudier l'économie, est-ce étudier l'homme ? (ES – 1997)

Un texte de Montesquieu sur le commerce (ES – 1997)

 

Ou sur la vérité, la connaissance scientifique, couplées ou non avec d'autres notions, en série scientifique :

 

La morale a-t-elle un rôle à jouer dans les sciences ? (S – 1996)

Le progrès scientifique est-il lié à l'évolution des techniques ? (S– 1997)

Dans quelle mesure une connaissance scientifique donne-t-elle du pouvoir sur l'avenir ? (S – 1998)

La recherche du vrai doit-elle se passer du concours de l'imagination ? (S – 1996)

 

(N.B. – L'imagination est une notion récemment apparue au programme de la série S)

 

 

Mais, et c'est heureux, ces sujets pourraient aussi figurer pour une autre série et les candidats des séries économique et sociale et scientifique se voient aussi proposer des sujets sur l'art, le bonheur etc. Le droit, l'Etat, la justice, la vérité, et surtout la liberté demeurent les thèmes les plus souvent offerts, en ce moment, aux candidats de toutes les séries.

 

 

¯ ¯

 

¯

 

Sans doute, dans cette large palette de sujets, les 320 questions ne sont-elles pas toutes d'une égale qualité ; sans doute, les 160 textes, de difficulté variée, ne présentent-ils pas tous le même intérêt. Et il faut de toutes façons poursuivre les efforts engagés. Mais l'ensemble, surtout compte tenu du nombre de sujets à élaborer, est convenable ; aucun sujet, à une exception près, n'est contraire à la réglementation, aucun n'est scandaleux, tous font référence au programme, beaucoup plus directement que par le passé. Normalement, c'est-à-dire si le candidat a bénéficié d'un cours de philosophie et si lui-même s'est correctement préparé, son travail de l'année doit lui permettre de traiter les sujets proposés.

 

 

N.B. – Le processus d'élaboration des sujets est complexe et fragile. On frôle constamment l'incident, voire la catastrophe. Ce n'est pas ici le lieu d'en détailler les causes ni de proposer des remèdes. Un effort énergique et conjugué de la Direction de l'Enseignement Scolaire, des services rectoraux du baccalauréat et de l'Inspection générale et régionale, est absolument indispensable. Ce point d'apparence technique retentit en réalité directement sur la qualité même des sujets fournis.